thiel-sur-acolin: CONTES ET LéGENDES

    SITILLIA est-elle bien thiel?

    Un fragment "d'un très vieux pouillé du diocèse d'Autun mentionne dans l'archiprêtré de Moulins, sous le nom mutilé de Teode, une paroisse que Monseigneur Devoucoux, avec toute apparence de raison, a assimilé à Thiel".

    Au XIIème siècle, Thiel est désignée sous le nom de Theodeliaco (ecclesia de), au XIVème Ecclesia Tiella. Si on admet la chute de la syllabe initiale, Tiella peut fort bien être un dérivé de Sitillia. D'ailleurs, selon Vincent Durand: "on pourrait, à la vérité, sans blesser les vraisemblances philologiques, faire de Thiel un dérivé de Sitillia" (L. Fanaud, voies romaines et vieux chemins en Bourbonnais, page 74).

    L. Fanaud nous donne son avis, dans son ouvrage "voies romaines et vieux chemins" en pages 74 et 75: " il est fort possible que Sitillia s'étendait sur l'emplacement actuel de Thiel, et même à l'ouest du Péage où les mottes sont nombreuses. De Bourbon-l'Archambault, que nous identifions avec Aquae Bormonis, à Sitillia, la carte de Peutinger indique XVI lieues, distance qui représente, avec la lieue de 2.415 m., 38,6 kms. La carte Michelin donne 44,5 kms du centre de Bourbon-l'Archambault à la sortie de Thiel. Or, de la sortie de Bourbon, qui pouvait bien être à l'époque à 2 kms du centre, à l'entrée ouest de Thiel, comme il convient de compter les distances, et compte tenu des raccourcis, notamment de celui passant par Blasson, notre tracé mesure environ 39 kms. Si l'on tient compte que les distances sont données par la Table à une demi-lieue près, soit 1,2 km, la position de Sitillia à Thiel se trouve parfaitement justifiée". 

    Entre les domaines des Guillots et des Guillemins, se reconnaissent des restes de fortifications et, à côté, une plateforme circulaire, avec des fossés bien marqués, portant la trace d'une tour avancée qui protégeait ces fortifications. A cet endroit, proche d'un chemin qui a conservé le nom de rue Bourbon,  furent mis à jour des tuiles à rebords, des poteries, des fragments de meules à bras. N'était-ce pas là l'emplacement de Sitillia? Mlle Litaudon a rappelé  qu'au Moyen-Age, existait dans ces parages le village de Tillay, dont le nom, affirme t' elle, pourrait être dérivé de Sitillia.

    jacques de la fin

    Jacques de la Fin est le fils de Jean de la Fin, seigneur de Thiel, propriétaire du château de Beauvoir, et serviteur des Ducs de Bourbon. Vers 1600, proche de la cinquantaine, Jacques de la Fin n'était pas homme à laisser passer intrigues et complots. L'un de ses desseins était d'entrer dans le cercle des proches du Maréchal de Biron. Et il n'en était pas une perfidie près pour y parvenir.

    D'ailleurs, n'avait-il pas eu un rôle prépondérant dans l'affaire des Mécontents, dirigée par François d'Alençon, quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, laquelle ils avaient, dans un pamphlet, accusée de sorcellerie et d'empoisonnement?

    Faux, fourbe, et calculateur, il n'hésita pas à assurer au Maréchal de Biron, de sa plus parfaite collaboration et dévouement dans tout projet envers Henri IV, ennemi du Maréchal. Séduit, de Biron lui accorda toute sa confiance. Ce dernier avait noué alliance avec le Duc de Savoie et les envoyés du royaume d'Espagne. Mais, il ne put aller plus loin dans ses démarches. En effet, il fut arrêté pour haute trahison sur la dénonciation de plusieurs de ses complices dont....... Jacques de la Fin. Il avait donc trahi l'homme qu'il avait eu tant de mal à approcher et gagner la confiance. Mais pourquoi?

    Commençant à sentir le poids des ans, et peut confiant quant à la réussite des plans du Maréchal de Biron, il avait préféré protéger ses intérêts. Ceci ne l'empêcha pas d'être embroché par un spadassin quelques temps plus tard.


    sorcerie thiéloise

    Maurice Marie fut, enfant, abandonné, recueilli, puis confié à l'assistance publique. Il montre dès son plus jeune âge un goût affirmé, et de réelles compétences pour soigner les gens et les animaux, au point de se constituer sa propre trousse de secours. Certificat d'études en poche à 13 ans, il est placé comme ouvrier agricole au domaine des Gougnauds à Thiel-Sur-Acolin.

    A 19 ans, il est hospitalisé, et va faire preuve d'un remarquable dévouement en aidant aux soins des malades, supervisé par les Soeurs Bernardines. Les responsables du moment, les docteurs Ollier, Gentil et Hickel, ne s'y trompent pas, et le font engager comme garçon de salle.

    Mobilisé en 1943, il saura faire face aux horreurs de la guerre, dont l'exhumation et la toilette mortuaire des maquisards de Marigny, massacrés par la Milice.

    En 1947, il s'intéresse au domaine de la transfusion sanguine, et en suivra attentivement les progrès. Il sera d'ailleurs l'un des fondateurs de l'Association des donneurs de sang bénévoles. En avril 1950, il s'établit dans le milieu sanitaire, et épouse Yvette, assistante dentaire.

    Aide-soignant en 1952, il devient tour à tour infirmier de salle d'opérations, puis technicien de laboratoire. Ses capacités de soignant, et ses qualités relationnelles impressionnent tellement que ses supérieurs n'hésitent pas à lui confier des interventions délicates, telles que sonder les malades ou effectuer des ponctions difficiles.

    Entre temps, un employé de l'hôpital, qui est aussi guérisseur, lui transmet son don et ses pouvoirs. Maurice Marie réalise donc en lui-même une synthèse de la pratique médicale courante et de la thérapie non conventionnelle.

    En 1983, il prend une retraite active, qui le conduit à visiter les résidents d'une maison de retraite, organiser des animations pour ces derniers, tout en continuant à recevoir et prodiguer des soins sans contrepartie.

    On ne compte plus les maux et douleurs de tous ordres et origines, les zonas, contractures, blessures et foulures qu'il a guéris directement ou à distance.