thionne: patrimoine

    l'ancien prieuré bénédictin du moûtier

    Dédié à Saint-Sépulcre, il est fondé en le 24 octobre 1036 par Hector de Jaligny, à son retour d'un pèlerinage en terre sainte. Il est érigé en monastère en 1052, et dépend de l'Abbaye de la Chaise-Dieu. Il devient très important au cours du XIVème siècle. La vie religieuse y prend fin en 1750, et l'église et les bâtiment claustraux sont finalement démolis quelques années plus tard. Les bâtiments, à un étage et niveau de combles, étaient disposés autour d'une cour intérieure. Ils ont de nos jours perdus leur appareil défensif. Une pierre  se trouve au-dessus du porche qui ouvre sur la cour du prieuré.  Elle porte les armes d'Antoine de Balzac d'Entraigues, prieur commanditaire du Moûtier. Un petit ange aux ailes déployées tient le blason dans ses mains.

    la maison des loges

    La maison des Loges est un bâtiment à colombages, dit à troncs couchés. Elle fut construite aux alentours des XVème et XVIème siècles, puis fut entièrement détruite et reconstruite à l'identique, selon les méthodes ancestrales. Les pierres de l'époque furent récupérées, numérotées, et replacées. Les murs à pans de bois, d'une épaisseur de 17 cms, se constituent de de chêne et de verne. Le remplissage entre les colombages est à base de torchis (terre argileuse et paille). Les cloisons intérieures sont aussi conçues avec les mêmes essences de bois.

    Les menuiseries intérieures et extérieures sont fabriquées en chêne massif, de même que le solivage et le plafond. La finition apparente à l'extérieur est composée d'un enduit de terre argileuse, sable, chaux et chanvre. A l'intérieur, un enduit de terre, sable et chanvre recouvre les murs entre les troncs. Deux imposantes cheminées en briques furent reconstruites à l'identique, dont l'une est à double foyers. Tout le sol est recouvert de tomettes rouges en terre cuite.

    le château des fougis

    Le château des Fougis fut, au XVème siècle, un rendez-vous de chasse pour les Bourbons. Le château actuel a été construit sur les structures d'un bâtiment primitif en 1593. En forme de L, l'édifice présente un corps de logis principal de plan rectangulaire, flanqué de trois tours. Deux tours carrées se dressent aux angles sud-ouest et nord-est, et une tour ronde au sud-est. Une aile perpendiculaire, en retour d'équerre vers le nord, est aussi terminée à l'angle oriental par une autre tour carrée.

    Les murs sont faits de briques rouges et brunes appareillées de motifs losangés, alors que l'encadrement des ouvertures est en calcaire blanc. La façade nord, ainsi que certaines ouvertures des autres côtés, ont été modifiées au XIXème siècle. Le château est encore percé de meurtrières, plus décoratives qu'efficaces.

    Le premier seigneur du lieu semble être Hugonin le Long, écuyer et grand prévôt de la vénerie du duc Pierre II de Bourbon. Une tête de loup, celle du dernier pris aux Fougis, le 18 novembre 1889, orne le couloir de ce haut lieu de la chasse. Il existe encore les écuries, contemporaines au château. A l'époque, les chevaux sont indispensables pour se déplacer.

    Le château possède un parc où sont exposées les culptures monumentales de Monsieur Erich Engelbrecht. Cette exposition est ouverte de 10h à 18h les vendredi, samedi, et dimanche. Voici ci-dessous quelques oeuvres de Monsieur Engelbrecht.

    le château des gouttes

    Dès le début du XIVème siècle, on trouve à la tête de la seigneurie, une famille des Gouttes. Même si elles ne sont plus en eau, le château des Gouttes, situé au milieu d'un parc animalier agrémenté de nombreux étangs, a conservé ses douves. Au XVème siècle, l'édifice est restauré puis, en 1870, agrandi sur les plans de l'architecte Moulinois Moreau. Au vieux logis du XIVème siècle, s'ajoute désormais une aile de style néo-gothique en retour d'équerre, délimitant une cour dont les deux autres côtés sont bordés par les écuries et les communs. Les jardins, comme le château, sont classés en totalité.

    La façade du corps principal, côté cour, a conservé une tour d'escalier rectangulaire, percée d'une porte encadrée de moulures croisées, et surmontée d'un tympan inscrit dans un arc brisé. La façade, donnant sur le parc, est encadrée de deux tourelles circulaires: les fenêtres à doubles meneaux du vieux logis ont été percées au XIXème siècle, alors que celles de l'aile moderne ne présentent qu'une croisée simple. Le pigeonnier des Gouttes (photo ci-dessous), en pierre et briques, date du XVème siècle.Il possède une toiture en poivrière, et est coiffé d'un lanternon destiné à faciliter l'aération.Il se dresse sur le domaine du château des Gouttes, élevé sur une motte, restauré une première fois au XVIème siècle, puis remanié et agrandi au XIXème siècle (voir plus haut).

    Le pigeonnier des Gouttes (photo ci-dessus), en pierre et briques, date du XVème siècle.Il possède une toiture en poivrière, et est coiffé d'un lanternon destiné à faciliter l'aération.Il se dresse sur le domaine du château des Gouttes, élevé sur une motte, restauré une première fois au XVIème siècle, puis remanié et agrandi au XIXème siècle (voir plus haut).

    personnalités

    René Fallet (1927-1983), écrivain, repose au petit cimetière de la commune. Il écrivait sur Georges Brassens: "il ressemble tout à la fois à défunt Staline, à Orson Wells, à un bûcheron calabrais, à un wisigoth et à une paire de moustaches". Ce fut le début d'une grande et belle amitié.

    René ferrier (1936-1998) est un footballeur Français, évoluant au poste de milieu de terrain, qui a été sélectionné à 24 reprises en équipe de France, et a participé au championnat d'Europe 1960.

    Il a fait partie, sous la houlette de Jean Snella, du premier titre de champion de France de l'AS Saint-Etienne en 1957 avec les frères Tylinski, Ferry, Domingo, Peyroche, Mekloufi.....

    Il est né à Thionne, et a fait ses classes de footballeur à Cusset sous les ordres de Monsieur Edouard Waggi. Il remporte la Coupe nationale des cadets avec l'Auvergne en 1953, et signe peu après à Saint-Etienne. Il  fera une grande partie de sa carrière professionnelle sous le maillot vert.

    Il jouera ensuite quelques années à Bastia avant de prendre sa retraite.

    Très attaché à cette ville, il s'y éteint en 1998, et emportant avec lui les souvenirs des titres de 1957 et 1964, et la victoire en coupe de France en 1962.