thionne

    Superficie de 2696 ha - Altitude de 237 à 305 mètres - 321 habitants environ.

    Le 24 octobre 1036, Hector de Jaligny, de retour de pèlerinage à Jérusalem, fonde un prieuré du Saint-Sépulcre, qui devient par la suite le Moûtier. Le patrimoine cynégétique de la commune est riche, et le château des Fougis semble fut un rendez-vous de chasse des Bourbons au XVème siècle. Au XVIIème siècle, une importante verrerie est implantée dans les bois du domaine.

    Les premières mentions d'une famille portant le nom des Gouttes remontent au XIVème siècle. En 1430, le château du même nom passe aux mains de Simon Raquin, dont la famille conserve le fief pendant un siècle. L'un  de ses membres, du nom de Lionel, fait construire une chapelle dédiée à Notre-Dame-De-Lorette, qui devient paroisse en 1567, conformément à une bulle du Pape Pie V.

    La famille Charry succède à la famille Raquin à la tête de la seigneurie, qu'elle conservera environ trois siècles. En 1818, le château est acquis par Jean-Marie Clayeux et, en 1830, son petit-fils René crée l'équipage des Gouttes, qui est classé pendant une centaine d'années, comme meilleur équipage de chevreuils de France.

    La croix des Gouttes (photo ci-dessous) date du XVIIIème siècle, et remplace une croix plus ancienne, trop abîmée par les caprices du temps. Autrefois, pour les rogations, le curé allait de croix en croix, une fois par an, afin d'implorer la bénédiction du ciel sur les récoltes et les animaux. Ces prières étaient accompagnées de processions.

    Une autre croix (photo ci-dessus) se situe place de l'église, et date de 1884. Elle fut offerte par la commune, comme le rappelle une inscription (photo ci-dessous). Elle repose sur une colonnette à chapiteau sculpté, et est ornée en son centre d'un médaillon portant le monogramme du Christ: l'alpha et l'oméga, le début de la fin (photo plus bas). L'église primitive se situait tout près de cet emplacement.

    A Goyette, se dresse une superbe demeure du XVème siècle, en chaume, bois et torchis (photo ci-dessous). La commune compte dix-sept maisons de ce style, bâtie pièce sur pièce. Cette technique consiste à empiler des troncs d'arbres horizontaux à la manière des chalets savoyards. Les troncs n'étant pas rectilignes, les trous sont bouchés par du torchis, mélangé de terre glaise et de chaux, qui dessine entre les fûts de bois sombres, des rayures blanches disposées horizontalement. Plus bas, ancienne cure.

    Cette oeuvre ci-dessous, de Monsieur Tablet, représente une coiffe qui transforme un chêne en champignon, après que celui-ci fut décapité par la foudre. Comme cela, l'arbre est prêt à affronter tous les climats. Photo plus bas, lieu de l'ancienne chapelle Saint-Roch, datant du XVIème siècle.

    La maison Guillaume, du XVIème siècle, en pans de bois, torchis et briques, est un bâtiment bas à colombage. Elle présente un squelette à multiples croisillons, un pignon très penché, et possède également son four à pain.

    La Tuilerie, du XVème siècle, est une maison qui doit son nom à l'un de ses habitants, un artisan qui fabriquait des tuiles. Les murs sont constitués de chênes équarris empilés horizontalement, liés par du pisé, mélange de terre et de paille.

    L'église Notre-Dame date de 1887, et est de style néo-roman. Elle était autrefois paroisse de l'ancien diocèse de Clermont, et dépendait du prieuré de Jaligny-Sur-Besbre. L'ancien cimetière se trouvait sur l'emplacement de la place actuelle, devant l'édifice.

    les maisons en bois, chaume et torchis de thionne