trévol: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    Au sud de Villeneuve, il semble que la voie antique continuait en ligne droite suivant la corde de l'arc que décrit la route nationale. Arrivée à La Perche, à Trévol, lieu où l'on mis à jour quantité de débris antiques, elle inclinait en direction du hameau de Chavenne (Avermes). Ce tracé était aussi celui de la route royale. Il est encore marqué par un chemin qui passe en bordure de Chavenne

    le château d'avrilly

    La seigneurie d'Avrilly remonte à la fin du Moyen-Age, mais le château est remanié à plusieurs reprises au fil des siècles. En 1432, Guillot Constans, trésorier général du Bourbonnais, en est le seigneur. Il obtient du duc Charles Ier la permission d'édifier un château fortifié, dont il ne reste que les douves et le pavillon d'entrée (photos ci-dessous). En 1951, le général De Gaulle passa une nuit au château.

    Le corps de logis, rectangulaire, est flanqué de deux tours carrées dont l'une, couronnée d'un clocheton, présente une ceinture de mâchicoulis et des échauguettes. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1982.

    Des pavillons à décors losangés encadrent la grille d'entrée occidentale du château, et ouvrent sur le parc. A l'origine, ils servaient de logements à la domesticité chargée de l'entretien et de la surveillance. Inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1982.

    Les pavillons de l'entrée orientale, bien que proches de ceux placés à l'opposé du domaine, ne présentent pas tout à fait la même forme. Par ailleurs, les fenêtres, ainsi que les piliers du portail, font alterner briques et pierres blanches.

    Les écuries sont construites à l'initiative de Monsieur de Chabannes. La façade, qui arbore une décoration à motifs de losanges, reprend dans les entourages des portes et du porche les alternances d'assises de briques et de moellons de calcaire blanc des pavillons de l'entrée est.

    Château d'Avrilly

    03460 TREVOL

    Visites guidées des extérieurs, des écuries et du chenil. Gîtes de France 3 épis dans un pavillon indépendant avec accès libre au parc. Location du site pour mariage ou pour tout autre évènement

    Téléphone: 06-77-50-43-63 ou 04-70-42-61-13

    www.gite@chateauavrilly.com

    www.chateauavrilly.com

    l'église saint-pierre

    De l'édifice roman primitif ne subsistent que le chevet et le porche. La charpente de la nef date du XVIème siècle. Le pignon de façade est dominé par un clocheton carré moderne. Dans la chapelle sud, un ensemble de restauration récente regroupe plusieurs statues, ainsi qu'un tombeau du XVIème siècle. Autrefois, il existait dans le village une commanderie, des hospitaliers ou des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui n'avaient probablement que le statut de membres de la commanderie de Beugnay. Il n'en reste aucun vestige. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1961.

    La nef remonte aux travaux d'agrandissement de l'église menés au XVIème siècle. Elle est alors établie sous charpente et sans bas-côtés, entre le chevet et le porche, tous deux plus anciens.

    Le porche ci-dessous, sans tympan, est encadré de trois voussures de billettes d'oves et de perles, séparées par des bandeaux qui reposent de chaque côté sur deux colonnettes. Les deux chapiteaux sont décorés de personnages de personnages accroupis, et de deux griffons à une seule tête. Ces sculptures rappellent celles du porche de l'église Saint-Pierre d'Yzeure. A l'origine, les deux paroisses relèvent du diocèse d'Autun.

    Saint-Laurent est identifiable par le gril qui évoque son martyr. Espagnol d'origine, il accompagne saint Sixte à Rome, où il devient son diacre. Il reçoit du premier empereur converti au christianisme, Philippe, des biens qu'il doit à l'abri de Dèce, soldat ambitieux qui souhaite devenir empereur. Ayant distribué les trésors reçus aux églises et aux pauvres, il est torturé par Dèce, et meurt sur un gril de charbons ardents.

    Saint-Antoine fonde l'ordre hospitalier des Antonins, avant de se retirer pour vivre en ermite. Il résiste alors à de nombreuses tentations diaboliques. Le cochon qui l'accompagne traditionnellement fait allusion au sanglier, envoyé par le diable, devenu compagnon d'Antoine. C'est pourquoi ce saint est le patron des pourceaux, dont le lard était un remède contre le feu Saint-Antoine.

    La Vierge à l'Enfant tient avec l'Enfant Jésus qu'elle porte sur le bras gauche, un globe de forme quelque peu allongée. L'ensemble rappelle, par le drapé et la position de l'Enfant Jésus, la Vierge de l'église d'Yzeure, bien que cette dernière tienne l'Enfant sur le bras droit.

    La pierre tombale, qui repose sur un socle, est celle de Pierre de Bonnay, mort en 1533 à l'âge de 90 ans, et de sa femme Anne de Bigny, qui a fait exécuter le tombeau. Le défunt y est représenté gravé, armé de toutes pièces, et son épouse, Anne, porte un voile sur la tête. A leurs pieds figurent un lion et un chien. Les deux extrémités du cénotaphe portent les armes des Bonnay d'un côté, et celles des Bigny de l'autre, ainsi que les initiales des époux. Des inscriptions relatives au titre de chambellan du défunt, également seigneur de Demoret, complètent l'ensemble.

    le château de mirebeau, la gentilhommière de demoux et la maison forte de demoret

    Les photos ci-dessous sont issues d'internet.

    Le château de Mirebeau est composé d'un logis rectangulaire avec deux pavillons d'aile en briques et deux pavillons détachés, dont l'un d'eux fait office de chapelle.

    Le bâtiment est fortement modifié et agrandi au XIXème siècle. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques en 1985.

    La chapelle du château, de même style que ce dernier, présente un plan carré et une toiture coiffée d'un clocheton de même forme. L'inventaire de 1700 n'en fait pas mention.

    La gentilhommière de Demoux, sans être une ancienne maison forte, est coiffée d'un toit à la Mansart et comporte encore des fossés en eau. La cour est délimité par des communs. Une pierre porte les initiales de Jean Feydeau et date de 1687.

    La maison forte de Demoret est un logis néogothique, pourvu de douves. c'était au XIVème siècle le fief d'une famille de ce nom. Jean Demoret, chevalier, fut procureur général du Bourbonnais.