trézelles

    merci à monsieur le maire, au personnel communal, à monsieur beurrier philippe, et à monsieur ferron jean-yves pour leur aide précieuse.

    Superficie de 1814 ha - Altitude de 250 à 330 mètres - 390 habitants environ.

    Trézelles est le village natal de Saint Lupicin, qui vit au VIème siècle. A sa mort, les habitants de Lubié, village voisin renommé depuis Lapalisse, tentent d'obtenir la dépouille du saint, mais en vain. Grégoire de Tours affirme alors que les miracles se multiplient sur la commune. Photo ci-dessous: logis ancien avec tourelle.

    En 1056, Falcon de Jaligny offre Trézelles au frère Guillaume, abbé de Tournus. Le comte de Nevers, Hervé, est le premier seigneur connu du fief. En 1217, il fait aveu à l'évêque de Clermont pour ses terres, aveu renouvelé à plusieurs reprises jusqu'en 1278. En 1508, un certain Philippe Morel s'intitule seigneur de Trézelles.

    En 1792, au moment de l'émigration de Jean-Baptiste Hautier de Villemontée, seigneur de l'époque, le château est confisqué. Par la suite, la commune devient un important carrefour ferroviaire où se croisent les lignes reliant Varennes-sur-Allier au Donjon, et Dompierre-sur-Besbre à Lapalisse. Le 01er juin 1939, ces lignes ferment, les ponts et les rails sont détruits. La ferraille est alors récupérée en grande partie par les Allemands pour les besoins de la guerre. Photos ci-dessous: ancien presbytère, ancien marché couvert, vestiges du lavoir et ancien moulin.

    Le souterrain, ci-contre et ci-dessous, connu depuis le milieu du XIXème siècle grâce au Docteur Bailleau, serait un vestige d'installation rituelle. Sa conception répond à des canons précis. Tous les souterrains de ce type découverts dans le Bourbonnais présentent une absidiole reliée à l'extérieur par un étroit conduit. Il pourrait s'agir d'anciens dépôts d'urnes funéraires. Merci pour l'étude de ce lieu à Madame et Monsieur RESSOT.

    La croix ci-dessous, d'origine privée mais devenue depuis bien public, est décorée de motifs végétaux.

    La commune a également la particularité de posséder quatre points d'eau. L'un d'eux se situe au château de Villard. Les trois autres se trouvent contre la boulangerie, dans l'ancienne cour du château et à Floret, près d'une maison dite "danse de la source" (photos ci-dessous de haut en bas).

    petites histoires du "tacot de tr'zelles

    trézelles: 11h34/11h46

    Après Cindré et son château, le tacot passe au-dessus de la D 480 Dompierre/Lapalisse, et arrive à Trézelles, après avoir franchi la Besbre sur un pont métallique. par la droite, le convoi rejoint la ligne de Lapalisse. Tandis que la locomotive va chercher des wagons pour compléter le convoi, un train arrive de Lapalisse pour assurer la correspondance en direction de Dompierre. Il est 11h40, et ceux qui veulent continuer sur Lapalisse ont largement le temps d'aller déjeuner, leur train ne partant qu'à 14h30!

    Les voyageurs repartent comme prévu à 11h46, sur la section en tronc commun avec la ligne de Dompierre, que le train quitte à quelques centaines de mètres de la gare par une courbe à 90° vers l'est. Jusqu'à Bert, siège des mines de houille qui furent à l'origine des premiers rails en Bourbonnais, le petit train remonte la vallée de la Tèche. La rampe se poursuit au taux de 26 mm/m jusqu'au faîte de Montcombroux, puis la locomotive redescend le cours de la Lodde qui coule en bas à la droite des voyageurs dans un site très pittoresque. Sur la gauche, le convoi longe jusqu'au Donjon la route de Trézelles. Photo ci-dessous: l'ancienne gare.

    trézelles: 07h02/07h38

    Après la petite gare de Chavroche, bien située par rapport au bourg comme la plupart des établissements de la ligne, un bref arrêt est marqué avant d'entrer en gare de Trézelles, où attendent déjà le train croiseur pour Dompierre et celui de Varennes à Digoin. Bientôt, les quatre voies principales seront occupées avec l'arrivée du train du Donjon à Varennes. Durant la bonne demi-heure de stationnement, les locomotives assoiffées se sont abreuvées auprès des grues à eau, puis ont procédé à quelques échanges de wagons. L'animation intense qui règne dans cette gare est absolument sans rapport avec la taille du bourg de Trézelles, qui compte moins d'un millier d'habitants. Simplement, les hasards de la géographie l'ont située à l'intersection des deux lignes de chemin de fer.

    le "tacot de tr'zelles" en chanson

    Sa lenteur est devenue légendaire, et prétexte aux chansons populaires, en patois Bourbonnais bien entendu. On le chantait aussi comme étant le tacot de Chantelle. Claude AUDIN lui rendit hommage en 1934 par exemple.

    trézelles, c'est aussi ça...

    SOn écluse

    son parc avec parcours sportif

    les bords de besbre