varennes-sur-têche: à voir - à savoir

    patrimoine

    Le château des Vessets doit son nom à la famille de Vecé. En 1301, l'un des membres de cette famille, Hugues, occupa la fonction de prêtre. Au XVIIIème siècle, une construction basse est venue s'accoler à la partie ancienne de cette maison forte, consistant en une tour quadrangulaire à un étage, flanquée dans un angle d'une tour d'escalier semi-circulaire du XVème siècle.

    L'étage, composé d'une pièce unique, était entièrement recouvert de peintures murales dont on aperçoit encore, sur le manteau de cheminée, une scène représentant un Christ en croix, entouré de la Vierge et de saint Jean, au-dessus desquels brillent la lune et le soleil. Au pied de la croix, un personnage féminin agenouillé porte un cierge.

    Tout autour de la pièce, une frise de rinceaux décoratifs court sous le plafond. Par endroits, se distinguent des scènes évanescentes, comme un chevalier debout, en armure, tenant une lance et un écu.



    Le château de Précord, de plan quadrangulaire, est composé sur trois côtés de bâtiments massés autour d'une minuscule cour à laquelle on accède par un châtelet d'entrée légèrement en saillie sur la façade principale. Une bretèche protégeait la porte charretière, associée à une porte piétonnière condamnée, à laquelle débouche un pont dormant enjambant des fossés, autrefois en eau.

    Le sommet des murs, droite de la façade antérieure, est couronné d'un chemin de rond en pierre sur mâchicoulis,  qui sont interrompus, au niveau des fenêtres, par des pierres sculptées en bas-relief. L'accès au logis donnant sur la cour intérieure se faisait par une tour polygonale, terminée par un dernier étage cylindrique.

    Le logis est flanqué en retour d'équerre d'une tour rectangulaire à laquelle est accolée, côté cour, une tourelle ronde. Des gargouilles zoomorphes évacuent vers l'extérieur les eaux recueillies par les toitures.

    Construit aux XVème et XVIème siècles, le château a conservé l'essentiel de son aspect médiéval, même si d'importantes restaurations au XIXème siècle ont contribué à faire disparaître une partie de son décor intérieur, dont des peintures murales.

    Les photos latérales du château sont issues d'Internet.

    Un rapport de 1720 décrit le site comme un "grand château fort logeable, entouré de fossés remplis d'eau vive, revêtu de murailles du côté du pont-levis et de la seconde cour, dans laquelle il y a une grande écurie voûtée pour cinquante chevaux, avec grenier au-dessus et une grande chapelle joignant lesdits greniers. Il y a une troisième cour , renfermée de murailles garnies d'une tour et de fossés, avec un colombier bien peuplé". Mis à part la chapelle qui a été supprimée, le château a peu changé depuis.

    L'église SAINT-LEGER a connu quatre phases de construction distinctes. Il subsiste de l'époque romane la croisée du transept ainsi que la chapelle latérale nord qui lui est accolée. Au XIIIème siècle, le chevet roman a été remplacé par un chevet gothique à fond plat. Au XVème siècle, une grande chapelle latérale a été ajoutée au sud de l'église avec deux grandes baies à remplage. Dans les années 1890, une nouvelle nef, de style néo-gothique, a remplacé l'ancienne nef, probablement romane.

    L'église se compose d'une nef de trois travées, précédée d'un porche qui accueille l'escalier d'accès au clocher. La nef est prolongée par la travée de choeur qui communique latéralement avec deux chapelles, et avec l'abside. Une petite sacristie est placée dans l'angle nord-est de l'édifice.

    La façade comporte un portail avec un tympan nu encadré par deux voussures en cintre brisé qui retombent sur des colonnettes, par l'intermédiaire de chapiteaux.

    Au-dessus, deux hautes lancettes éclairent l'intérieur de la tour du clocher.

    Le clocher est surmonté d'une flèche couverte d'ardoises.

    L'étage de la chambre des cloches, situé au dernier niveau, est percé, sur chaque face, d'un triplet couronné d'un oculus.

    La nef est soutenue par des contreforts à ressauts qui encadrent les baies cintrées éclairant latéralement la nef.

    Au sud, la chapelle seigneuriale est percée de deux grandes baies à remplage. Elle est épaulée par trois contreforts.

    La nef unique, restaurée en 2008, possède un décor polychrome de couleur bleue et jaune clair. Cette polychromie est accentuée par des couleurs vives des vitraux et des statues en plâtre de style Saint Sulpice de la fin du XIXème, début XXème siècle. Chaque travée est voûtée d'ogives, et séparée par des arcs doubleaux en cintre brisé, qui retombent sur des pilastres.



    La nef unique, restaurée en 2008, possède un décor polychrome de couleur bleue et jaune clair. Cette polychromie est accentuée par des couleurs vives des vitraux et des statues en plâtre de style Saint Sulpice de la fin du XIXème, début XXème siècle.

    La chapelle seigneuriale, qui comporte deux travées, est voûtée d'ogives qui retombent directement sure des colonnes engagées. Les voûtains sont ornés d'un décor gothique en trompe l'oeil.





    La travée de choeur et le chevet sont voûtés d'ogives nervurées qui retombent sur des colonnes engagées, soutenues par des culs-de-lampe ornés de têtes humaines sculptées.







    Cette piéta ci-dessus, en pierre polychrome, classée Monument Historique, est une oeuvre de l'école champenoise.Le personnage agenouillé représente Hugues de Montjournal, le donateur, protonotaire apostolique, et seigneur de Précords.

    Deux statues en bois doré, du début du XIXème siècle,  représentant saint Léger, et saint Roch sont placées dans l'abside. La statue de sainte Jeanne d'Arc (photo ci-dessus) se démarque par sa qualité. L'église possède également de nombreuses statues en plâtre polychrome.

    Saint Léger

    Saint Roch