vaumas: patrimoine

    le château de la berlière

    Ce château date du XVème siècle, et était à l'origine une maladrerie qu'avaient fondée les sires de Châtelperron, et qu'ils continuèrent de posséder jusqu'au début du XIVème siècle. Elle n'est plus mentionnée après 1322. Les seigneurs de Chapeau édifient une maison forte à proximité, et les terres passent par la suite à différentes familles.

    Construit en U autour d'une cour, il est composé d'un corps de logis rectangulaire, complété de deux ailes en retour d'équerre vers l'est, et flanquées aux angles orientaux de deux tourelles circulaires abaissées. L'angle sud-ouest est également pourvu d'une tour ronde tronquée, mais d'un diamètre plus grand.

    L'angle opposé a visiblement été transformé, et possédait peut-être aussi une tour. Des latrines en surplomb se voient encore sur la courtine nord, ainsi que des meurtrières ajourant les tours. L'aile nord présente, côté cour, un bâtiment à pans de bois.

    le château de préréal

    Ce château, dès le XIVème siècle, fut le fief d'une famille du même nom. En 1503, Antoine de Préréal fait aveu à la duchesse de Bourbon, pour lui et ses frères, de "sa maison, granges, prés, terres, deux petits étangs, bruyères, bois....". Auparavant, comme ses voisins Thoury et Beauvoir, le château eut à souffrir de la présence des Anglais qui, à la guerre de Cent Ans, pillaient et rançonnaient la région. Des restes de fondation laissent à penser qu'il y eut un château fortifié, à fonction défensive, entouré de fossés remplis d'eau.

    Rebâti au XVème siècle, on y accède par un pont qui enjambe la Besbre (photo ci-dessous). Ce pont construit en 1907 par un jeune polytechnicien, Eugène Freyssinet, inaugure une technique nouvelle, le béton précontraint. Le 15 septembre 2005, elle valut à son inventeur une plaque commémorative sur le pont en béton qu'il construisit près de Vichy: le pont Boutiron.

    Installé sur les rives de la Besbre, le château est composé d'un corps de logis à un étage coiffé d'un toit à deux pans, accolé d'une grosse tour carrée à l'est, et de deux poivrières. Au XIXème siècle, un petit bâtiment est ajouté à l'ouest, entre les deux tourelles.

    l'église saint-martin

    La partie la plus ancienne de cet édifice réside dans la longue nef romane sans travée et sans bas-côtés, revoûtée d'un berceau brisé surbaissé, et qui débouche sur une abside à chevet plat, construite au XVème siècle. A cette même époque, des chapelles latérales jumelles, de plan rectangulaire, furent ajoutées au sud et au nord des murs gouttereaux, donnant à l'église l'allure d'un double transept saillant.

    Un large clocher-mur, à quatre baies, s'élève au devant de l'abside. On y accède par une tourelle ronde d'escalier et une belle galerie en bois, couverte d'un toit en pavillon. Au XVIème siècle, un porche en bois, ou "caquetoire", fut accolé à la façade occidentale.

    Ci-dessous, épitaphe de Françoys Luyllier, ancien curé de Vaumas, de la fin XVIIème siècle, en cuivre.

    Les murs sont construits d'un blocage réunissant toutes les pierres de la région: calcaire de Chavroches, grès rouge de Liernolles, et granit de Vaumas. Les chapelles et le choeur sont décorés par des peintures exécutées par le peintre Italien Zacchéo en 1845. Ces peintures figurent en grisaille, une architecture gothique en trompe l'oeil.

    Le plafond du choeur présente une décoration réalisée au XIXème siècle. Elle a dû être ajoutée au plafond existant en cours de restauration. Des motifs en stuc encadrent des médaillons dont la peinture a été endommagée, et qui représentent, entre autres, les quatre évangélistes.

    Dans une tunique bleue, sa cape rouge repliée sur son bras gauche, saint Luc rédige son Evangile, accompagné par le boeuf, couché devant lui.

    Tunique bleue et cape rouge retombée à l'arrière, saint Marc rédige son Evangile, le lion couché à ses pieds.

    Vêtu d'une robe rouge et d'une cape bleue, saint Matthieu tient le Livre de son Evangile. Il est en conversation avec l'ange qui lui pose tendrement la main droite sur l'épaule, et semble lui faire une remarque à propos de son texte.

    Peint jeune, dans une tunique verte et une cape bleue, les yeux levés vers le Ciel, il cherche l'inspiration. Il déroule le parchemin de son Evangile sous le regard de l'aigle.

    Dans une tunique bleue et une cape dorée, saint Pierre implore le Ciel, les mains jointes, la clé de sa fonction à sa droite, le coq de son reniement à sa gauche.

    Tunique blanche et cape rouge, la main gauche sur le coeur, une croix à ses côtés, le Christ montre le Ciel de son index droit.

    Le caquetoire, en bois et pierre, date du XVIème siècle. Il permettait les conversations au sortir de la messe. Il peut aussi abriter les paroissiens lors de cérémonies importantes au cours desquelles l'église se révèle trop petite.

    le breuil et la réserve

    Le Breuil et la Réserve ne sont que les éléments complémentaires d'une même seigneurie. Le château primitif du Breuil a disparu. Il a été remplacé, au XVIème siècle, par un corps de logis, flanqué de deux tours carrées aux angles, ainsi qu'un pavillon qui aurait servi de chapelle. Au XVIIIème siècle, des modifications ajoutent, à l'arrière, un logis sans étage, en grès rose. Les transformations du XIXème siècle sont plus importantes. Elles concernent le corps de logis principal, et la tour de l'angle nord.

    Les communs sont installés au lieu-dit la Réserve, et possèdent une belle grange-étable de briques polychromes à décors losangés. A la place des bâtiments actuels, s'élevait le château du Breuil. Ces dépendances devait abriter une magnanerie (photo ci-dessous), c'est-à-dire un bâtiment destiné à l'élevage des vers à soie, mais qui ne fut jamais en activité. Les photos ont été prises avec l'aimable autorisation de Monsieur BEAUCHAMP Philippe.

    L'ensemble des photos ont été prises au lieu-dit "la Réserve", propriété privée non visitable. Néanmoins, vous pouvez contacter, pour tout renseignement, Monsieur BEAUCHAMP au 06-80-72-12-07.

    personnalités

    René BONNET (27/12/1904 - 13/01/1983)

    Chef d'entreprise Français qui, associé à Charles Deutsch, a fondé la marque de construction automobile DB, active jusqu'en 1962.

    Voulant continuer dans ce domaine, après la cessation d'activité de DB, il crée sa propre marque: les automobiles René Bonnet, dont le siège était basé à Champigny-Sur-Marne.

    Du fait de la mévente de ses automobiles, il dut céder son entreprise à son actionnaire majoritaire, Matra.

    Une plaque commémorative a été installée sur sa maison natale à Vaumas le 10 avril 2005.

          Exemple d'automobile créée par René Bonnet (photo issue d'internet).

    Maison natale de René Bonnet.

    Louis RAFALOVITCH (1880-1967) - Pilote automobile qui a vécut à Vaumas. Il repose également au cimetière de la commune. Son nom est quasiment illisible sur sa tombe. Il remporta les 24h de New-York en 1909 sur une 35 cv Renault.