vaumas

    Merci à Madame Michaud Brigitte et Monsieur Michaud Daniel pour leur disponibilité et leur aide précieuse.

    Superficie de 3488 ha - Altitude de 227 à 304 mètres - 541 habitants environ.

    Vaumas signifie étymologiquement "domaine de la vallée", et son origine est sans doute Gallo-Romaine, comme certaines découvertes le laissent à penser: morceaux d'amphores, de poteries, de tuiles à rebords, et deux pirogues dans le lit de la Loire au niveau de "la Berlière". Il est possible également que la voie Romaine de Decize à Roanne, par la vallée de la Besbre, passait à Vaumas.

    Puis, Vaumas a connu sa période dite des "mottes castrales", comme celle de Charnay et du Breuil, témoignage d'une occupation humaine forte. Ensuite, vint la période féodale avec ses châteaux: Vaumas, Préréal et Berlière.

    Les nombreux moulins, qui servaient à la fois de forge et de moulin à blé, ont toujours joué un rôle prédominant dans la vie de la commune: moulin de la Patache, moulin du Charnay, moulin de la commune, moulin des forges (photos ci-dessous), de Vaumas.

    Fief disparu, c'est en 1448 que l'on trouve le nom de Champfeu, cité pour la première fois dans un acte de foi et d'hommage rendu au Duc de Bourbon Jehan de l'Espinasse pour lui, sa mère et sa soeur, pour "les héritages de Pierre Champfeu, en la paroisse de Besbre et de Vosmas". Au XVIIème siècle, Marc de Champfeu fit construire une petite gentilhommière qui porta son nom, et donc, celui du fief.

    La motte Charnay était une seigneurie qui regroupait un ensemble de maisons comprenant notamment un moulin. En effet, cette motte circulaire de 25 mètres de diamètre, était située à la tête d'une petite vallée, près du moulin de la Patache. Elle était le siège d'une seigneurie qui a été démembrée au XIVème siècle, pour n'être plus le centre que d'un petit village.

    Celle de la Fay, aujourd'hui disparue, correspondait à l'arrière fief de Thoury-Sur-Besbre, situé sur le lieu de l'actuel domaine du même nom, sur la commune de Saint-Pourçain-Sur-Besbre. C'était une seigneurie primitive, dont le siège était une motte castrale qui appartenait à une famille du même nom.

    En 1661, le domaine des Espiards, ancienne communauté agricole, appartient à Marc Trochereau, notaire à Vaumas, qui devint seigneur de la Berlière. Quelques années plus tard, les gentilshommes verriers de la famille Lorraine de Finance occupent les lieux, encore appelés "La Verrerie" de nos jours.

    Pour une production de "verre de Venise", les verriers ont trouvé à proximité la forêt royale de la Molaise, appartenant au roi, et dépendant de la Maîtrise de Moulins, celles de Coulon et de Pouléan, dont il reste quelques lambeaux. Quelques excavations se devinent à l'est du domaine de Formeley, seul témoignage du passé verrier de Vaumas.

    Les bords infertiles de la Besbre formaient autrefois les paroisses de Vaumas et de Saint-Pourçain-Sur-Besbre, qui s'étendaient aussi sur les coteaux arides et couverts de bois, allant sur la rive droite rejoindre les fonds argileux. Sur la rive gauche, les plateaux constituaient les paroisses du Pal et de Saint-Révérien. Ce dernier était un martyr du IIIème siècle qui évangélisait les Eduens, peuple de la Gaule, puisant au temps de César, qui occupait le pays entre la Loire et la Saône, avec pour capitale Bibracte puis Autun.

    La paroisse Saint-Révérien avait pour chef une église voisine du hameau qui a conservé le nom de Saint-Révérien. Il ne reste rien de l'église, sinon la motte dans un pré au sud du hameau, à l'est dans un coude de la Besbre.

    "Le territoire de cette paroisse englobait les terres de champfeu, des terriers, des gresliers, des perraults de la ribaudière, des fossés, des dorards et du seu".

    A l'origine existait une maison seigneuriale de Saint Révérien, mais déjà disparue en 1322, lorsque Jean de Bornat, damoiseau, rend aveu de son terroir. Nicolas de Nicolay attribue 20 feux à cette paroisse. Cette dernière a été intégrée à Vaumas en 1791, mais il fallut attendre le 11 août 1793 pour que la suppression de la municipalité soit établie par un arrêté du district.

    La période la plus florissante semble avoir été le début du XVIIème siècle. Les foires étaient importantes, se déroulant quatre fois par an. La commune comptait encore 1214 habitants en 1911.