villeneuve-sur-allier

    Superficie de 2630 ha - Altitude de 194 à 257 mètres - 1043 habitants environ.

    L'origine du nom de la commune vient du latin Villa Nova, ville neuve. Le site est habité dès la préhistoire, mais l'agglomération ne se développe véritablement qu'au Moyen-Age. Au XIIIème siècle, l'animation grandissante du grand chemin royal, qui suit la vallée de l'Allier, amène Pierre de Belleperche, évêque d'Auxerre, à construire une maison forte en un lieu qui n'est alors qu'un écart des paroisses voisines. Rapidement, cette ville neuve sur la grande voie devient un bourg important (photo ci-dessus: l'entrée du pont).

    Le village a beaucoup souffert des guerres de Cent Ans. Le château, la chapelle seigneuriale et l'établissement hospitalier auraient été détruits au cours de la chevauchée du duc de Lancastre, à travers le Bourbonnais, en 1373. Un relais de poste, installé sous Louis XI, favorise ensuite l'essor de la cité.

    La chapelle est érigée en cure en 1470, après avoir dépendu de la paroisse de Lucenat. Une route nationale, très touristique, suit maintenant le tracé de l'ancienne voie royale. La ligne de chemin de fer qui relie Paris à Clermont, établie en 1860 le long de la voie naturelle du val d'Allier, à travers le massif Central, participa également au développement de la commune.

    Cette porte, sculptée et moulurée du XVIème siècle, est l'un des rares vestiges de l'ancienne cité du Grand Chemin du Roy.

    Le linteau, étrangement arqué, arbore à chacune de ses extrémités une sculpture représentant un quadrupède non identifié.

    Un ancien moulin, que vous apercevrez durant le parcours de randonnée, est l'un des vestiges du passé économique de la région (photo ci-dessous: l'avenue de la gare).

    Deux urnes celtiques furent mises à jour. L'une était en terre rougeâtre avec une ligne d'incisions sur le bord, l'autre en terre noire. Elles figurent au musée de Moulins. Rien ne peut confirmer qu'elles datent de l'âge de bronze. Ci-dessous, une stèle en mémoire de trois chauffeurs routiers décédés accidentellement en 1936: Eugène Roquessalane (29 ans), Jean Bailly (25 ans)  et Jean Zambert (41 ans).



    Il existait un château sur la commune, et son emplacement est discernable sur les anciens plans cadastraux, à l'ouest du bourg. Il était bâti sur une motte ronde, d'environ trente mètres de diamètre, coupée en son milieu par la voie du chemin de fer. Ce château est également mentionné au terrier de la châtellenie de Belleperce, au début du XVIème siècle. Mais, en 1560, il était en état de ruines (photo ci-dessous: la gare).