la peste à yzeure de 1629 à 1631

    Jusqu'en  janvier 1630, on dénombra environ un décès par jour, parfois jusqu'à six. De juin à décembre 1630, le nombre de décès allait fortement s'accroître, car il y eut une reprise violente de l'épidémie. La peste continua de tuer jusqu'en août 1636, au rythme de plusieurs morts quotidiens.

    yzeure et la seconde guerre mondiale

    10 juin 1944, vers 4h du matin. Six soldats Allemands, ivres, poussent un chariot volé sur la voie ferrée reliant Moulins à Paray-Le-Monial. Ils brûlent les signaux et des pétards de "précaution" explosèrent. N'ayant pas tous leurs esprits, les soldats croient que le maquis les attaquent! Ils sont tout près de la rue Jenner (photo ci-dessus: voie ferrée où se déplaçaient les soldats Allemands).

    Au 14 de cette même rue, au même moment, Monsieur Contoux, pris d'une envie pressante, sortit dans son jardin. Il faut préciser qu'à cette époque, les toilettes n'étaient pas à l'intérieur des maisons. Un Allemand l'aperçut et le poursuivi, persuadé d'avoir en face de lui le responsable de l'attaque. Monsieur Contoux s'enfuit, mais une rafale de mitraillette le blessa à la jambe.

    Photo ci-contre: le 14, rue Jenner en 2016.

    Il trouva la force de rentrer chez lui, de fermer et de verrouiller la porte, se croyant en sécurité. Il n'en fut rien car les Allemands enfoncèrent portes et fenêtres et abattirent le pauvre homme dans la cuisine où il s'était réfugié. Affolée, sa femme ouvrit la fenêtre et lança des appels à l'aide. Elle fut fauchée net par une grenade lancée de la rue. Elle s'écroula le long de la fenêtre.

    Les soldats Allemands pillèrent et saccagèrent la maison des malheureux époux. Ils burent le vin de la cave, essayèrent de sa faire cuire une omelette (ce qu'ils ne parvinrent pas à faire, la cuisinière à gaz ayant été endommagée par l'explosion de la grenade) sans se préoccuper des cadavres des époux Contoux.

    Ce crime gratuit ne fut jamais puni ni reconnu par l'armée Allemande, justifiant son acte par de vagues histoires de terrorisme. Une rue d'Yzeure, longée par la voie ferrée porte désormais le nom des époux (photo ci-dessous).

    l'explosion de l'atelier de chargement d'obus le 02 février 1918

    En juin 1915, la décision est prise de créer un atelier de chargement d'obus à Yzeure. Les travaux de l'usine vont commencer en juillet de cette même année, mais c'est en mars 1916 que le premier obus sera assemblé. Trois ans plus tard, les ouvriers sont composés de 2 000 hommes et de 1 560 femmes. L'usine produira 55 000 obus par jour en moyenne, soit 10% des besoins quotidiens de la guerre.

    Le travail de l'usine consistera donc à confectionner et assembler des obus, mais aussi à les stocker avant de les envoyer sur les différents fronts de l'armée. L'usine de 32 hectares était située à l'emplacement actuel de l'établissement militaire de la commune. Jusqu'à 8 348 ouvriers travailleront pour l'atelier de chargement. Tous les obus porteront sur le culot les lettres "AMS" pour "Atelier de Moulins". Ceux-ci sont stockés sur le site, à côté des matières premières, et notamment de la mélinite et du fulminate, deux produits très explosifs.

    Le samedi 02 février 1918 à 21h07, pour une raison qui reste incertaine, une explosion se produit à l'atelier de chargement. Celle-ci durera jusqu'à 06h30 le lendemain matin, forçant les habitants à évacuer la ville en pleine nuit. Pieds nus et en chemise de nuit, les ouvriers et les villageois partent dans toutes les directions pour fuit l'explosion.

    Certains se retrouvent à Thiel-sur-Acolin, d'autres à Villeneuve-sur-Allier, où la directrice de l'école se transforme en infirmière pour soigner les blessés. La catastrophe fera officiellement 32 morts et 210 blessés. Tous ont été reconnus Morts pour la France, au même titre que les soldats. 15 000 personnes se rendront aux obsèques organisés à Moulins où les dépouilles seront enterrées.

    Quant aux dégâts matériels, ils sont considérables. En raison de la puissance de l'explosion, les toitures, les vitres et les portes des maisons environnantes ont été soufflés. 6 000 sinistrés sont répertoriés. Il y avait des mètres cubes de déblais. Le travail reprendra dès le 11 février 1918 pour déblayer les restes de l'atelier. 60 000 obus seront retrouvés. On les fera exploser volontairement pour éviter tous dégâts supplémentaires.

    quelques vues sur le circuit