saint-léopardin-d'augy: patrimoine

    l'église saint-martin

    L'ancienne église romane du XIIème siècle avait été, en 1126, confirmée à l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges qui la transforma en prieuré bénédictin. Les moines l'abandonnèrent vers la fin du XVIIème siècle. Vendu comme bien national, l'église, en mauvais état, fut démolie au cours du XIXème siècle. Le baron Richard d'Aubigny-Überherrn est maire de la commune de 1849 à 1870 et de 1871 à 1899. Il fait construire cet édifice en remplacement de l'ancienne église. La légende raconte qu'il voulut un bâtiment qui soit à la hauteur de ses péchés.

    La façade de brique et de pierre est rythmée par des lignes horizontales. Le portail est encadré de deux arcades aveugles. Au-dessus, deux vitres étroites sont surmontées d'une grande rosace vitrée, abritée sous un fronton triangulaire. Le plan du bâtiment est celui d'une croix latine: une nef de cinq travées, sans bas-côtés et des croisillons remplacés par deux chapelles en hémicycle. L'abside, elle aussi en hémicycle, de la largeur de la nef, est accolée au carré du transept.

    A l'intérieur d'une mandorle circulaire, bordée d'un double filer doré, la Vierge en robe blanche et cape bleue, est assise sur son trône, les mains jointes, les yeux baissés. A ses côtés, à sa droite, Joachim et Zacharie. A sa gauche, la peinture a disparu et seule subsiste une partie d'un nimbe étoilé.

    A gauche, sainte Jeanne de Chantal, en tenue de moniale, est vêtue d'une robe et d'un voile marrons, et d'une guimpe blanche. Elle tient ses mains jointes en prière. Elle est morte à Moulins en 1641. Veuve du baron de Chantal, elle se mit sous la conduite de saint François de Sales, avec lequel elle a fondé la "Congrégation de la Visitation", dont elle devient la supérieure. A droite, sainte Clotilde, robe jaune et cape rouge, les mains jointes en prière. Elle porte une couronne d'or et serre une croix sur sa poitrine. Princesse burgonde née vers 475, Clotilde était l'épouse de Clovis, roi des Francs, qu'elle convertit au catholicisme. Veuve, elle se retira dans un couvent à Tours.

    A gauche, saint Louis, robe blanche et longue tunique bleue semée de fleurs de lis et doublée de blanc. Il est coiffé d'une couronne d'or. Il tient à gauche un sceptre fleurdelisé, et sur son bras droit, une couronne d'épines, symbole de la souffrance du Christ. Il fut Roi de France et a participé aux croisades. Les Jésuites lui portent un attachement qui diffuse largement son culte. A droite, saint François de Sales, robe violette, surplis blanc, étole jaune et scapulaire violet. Il tient une croix en sautoir et le Livre à gauche. Evêque de Genève au XVIème siècle, il participe à la reconquête catholique de plusieurs régions calvinistes.

    Dans une mandorle circulaire, faite d'un double filet doré, le Christ de face, debout, bénit de la main droite et tient à gauche la palme du martyre. Il est accompagné à sa gauche de deux fondateurs d'ordre monastique. A sa droite, les autres saints ont complètement disparu. Dans une robe marron, saint François d'Assise tient une croix à droite et semble inviter son voisin Ignace à s'approcher du Christ. Né en 1182, François d'Assise mène la vie évangélique, cherche à imiter le Sauveur et fonde l'Ordre des Frères Mineurs. Saint Ignace de Loyola, dans une carpe verte, est en conversation avec François d'Assise. Il tient le Livre, contenant vraisemblablement "Les Constitutions" de la Compagnie de Jésus. Né en 1491, il souhaite devenir un "Chevalier du Christ", mène une vie de pèlerin et de prédicateur. Il est le fondateur de l'Ordre de la Compagnie de Jésus.

    A gauche, sainte Solange, robe blanche, cape verte à revers rouges et bustier rouge, porte à droite le bâton de berger. Née en 878 près de Bourges, bergère, elle se refuse à un noble qui, devant sa résistance, la tue. A droite, sainte Marguerite-Marie Alacoque, en tenue de moniale, robe et voile bruns, tient un Livre ouvert, montrant le Sacré Coeur de Jésus. Religieuse Visitandine à Paray-le-Monial, née en 1647, elle reçut du Christ la mission de répandre la dévotion du "Sacré Coeur de Jésus". Elle porte l'auréole des saints, mais n'a été canonisée qu'en 1920. A la fin du XIXème siècle, elle n'était que "béate", à la date de sa représentation dans cette église.

    Dans une mandorle en amende au bord doré, le Christ est debout sur une architecture en forme de dôme, ouverte de quatre baies en plein cintre, pour affirmer sa présence sur terre. Dans une robe blanche et une cape rouge, il ouvre les bras pour rappeler sa fonction dominicale. De chaque côté, aujourd'hui effacés, des anges semblaient tenir la mandorle.

    Saint Ursin, aube blanche et chasuble bleue doublée de violet, bénit à droite et porte la crosse épiscopale. Il a été le premier évêque de Bourges vers 250, du temps d'Austremoine. Selon la légende, il aurait été envoyé en Gaule par saint Pierre. Il a été parfois associé à saint Roch.

    Saint Pierre, robe rose et cape jaune, lève une clé vers le Ciel avec son bras droit en signe de la mission qu'il a reçu de Dieu, et tient à gauche, serré sur sa poitrine un rouleau de parchemin. Pierre et son frère André sont les deux premiers disciples de Jésus. Pierre est présent dans tous les évènements importants de la vie de Jésus. Il a joué un rôle majeur dans la fondation de l'Eglise.

    Saint Paul, robe blanche et cape rouge, tient dans sa main gauche relevée, un rouleau de parchemin et une épée à droite comme symbole de son martyre. Né vers l'an 10, il part prêcher dans plusieurs pays. Revenu à Rome, il rencontre Pierre, avec lequel il subira le martyre. Etant citoyen romain, il est décapité par l'épée.

    Saint Désiré, nommé aussi "Didier ou Géry", robe blanche et cape verte doublée de rouge, est coiffé de la mitre et porte la croix épiscopale. Il sert contre lui un Livre à la croix pattée blanche. Né vers 488, d'abord gouverneur de Marseille et trésorier du roi Clotaire Ier, il a été évêque de Cahors.

    Saint Roch a sa partie haute très effacée. De son manteau marron de pèlerin entr'ouvert, il montre de sa main gauche un bubon pesteux sur son genou. A sa droite, il tient le bâton de pèlerin. Saint Roch mène, au XIVème siècle, une vie de pèlerin. Atteint de la peste, il se réfugie dans les bois où il est nourri par un chien. A son retour à Montpellier, il meurt en prison.

    le château d'autry

    Manoir ou maison bourgeoise construite dans un style néogothique, au XIXème siècle, qui a conservé des traces d'un bâtiment plus ancien. En particulier, une porte en bois à pieds droits, moulure et linteau sculpté d'un motif en accolade qui surmonte un écusson non sculpté, datant de la fin du XVème siècle. Le logis principal reçoit, en façade, une belle tourelle d'escalier. Vous apercevrez mieux cet édifice lors du parcours prévu sur la commune.

    maison forte du bois

    Ce petit manoir du XVème siècle est pourvu d'une tour ronde sur la façade arrière. Cette tour ronde, coiffée d'un toit conique, est accostée à l'angle du logis principal. Celui-ci, de plan rectangulaire, est à un étage sous comble, couvert d'un toit pentu à croupe. Des communs imposants subsistent dans la cour et désignent la fonction domaniale de cette maison forte. Les toitures sont couvertes de tuiles plates, très utilisées dans la région.

    le château du plessis

    Le domaine du Plessis est mentionné pour la première fois en 1323, comme fief et manoir appartenant à Huguenin d'Aulezy. Le Plessis est un manoir à trois tours rondes, dont les archères-canonnières datent des XIVème et XVème siècles. Le corps central carré est de 1616. Une chapelle le jouxte. A la fin du XVIIème siècle, fut élevé un nouveau corps de logis.