saint-plaisir: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    Le tracé de la voie à partir de Couleuvre arrivait à Saint-Plaisir par le Point-du-Jour et Tilly, lieu où fut découvert autrefois une belle hache de bronze. Le bourg de Saint-Plaisir a été bâti, suivant la tradition, sur une voie Romaine. Les environs paraissaient avoir été assez peuplés à l'époque Gallo-Romaine, ainsi que l'attestent les nombreux vestiges et les tuiles à rebords trouvés un peu partout, et notamment sur le chemin de Saint-Plaisir à Ygrande.

    De Saint-Plaisir, la voie de Bourbon se dirigeait sur la locaterie de la Maison-Rouge et la Tombe-aux-Pèlerins où elle coupait une autre voie Romaine reliant Franchesse à Ygrande, connue sous le nom de chemin des Allemands. Le tracé de la première voie est indiqué, très large, dans un plan joint au procès-verbal de délimitation du territoire de la commune de Bourbon-l'Archambault, daté de 1831. Ce plan porte la mention "ancien chemin interrompu allant à Saint-Plaisir.

    Le fermier de la locaterie de la Croix-Rouge a rapporté qu'en bordure de cet ancien chemin, à l'ouest de la Tombe-aux-Pèlerins, il avait trouvé dans son champ de nombreux objets de silex: haches polies, pointes de flèches, grattoirs... Il a ajouté qu'il n'existe que de rares restes de l'empierrement de l'ancienne chaussée, formé de cailloux de silex qui reposent sur un sol très sain. Avec ce témoignage, peut-être est-il permis de conclure que l'ancienne voie a été détruite et que ses matériaux, qui gênaient la culture, ont été exhumés en partie.

    l'église saint-plaisir (inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926)

    L'église Saint-Plaisir, de la fin du XIIème siècle, appartient à la dernière période romane et offre peu d'ornementation. Elle abrite des peintures murales bicolores et des vantaux à têtes de dragons. Le portail est composé d'archivoltes retombant sur des colonnes à chapiteaux de feuillages stylisés propres à l'époque de la construction.

    L'intérieur possède trois nefs séparées par des piliers à impostes, ainsi qu'un couvrement en tiers-point. Le sanctuaire est clos par un chevet plat à trois baies, peu commun dans le Bourbonnais. Le clocher lanterne est plus tardif. Il daterait de la troisième campagne de construction, au XIXème siècle. Une décoration peinte au XIXème siècle et composée de rinceaux à feuillages pallie le manque de sculptures. En effet, un trompe-l'oeil tapisse l'édifice.


    Les deux vantaux intérieurs de la porte principale de l'église sont décorées de pentures de fer forgé. Elles ont la forme de fleurs de lis et sont ornées de têtes de dragons aux extrémités, tout comme dans l'église de Saint-Hilaire.

    La Vierge, vêtue d'une aube blanche, est entourée d'anges et se tient sur un croissant de lune. Cet élément est emprunté à l'iconographie de l'Immaculée Conception où, par convention, la Vierge repose sur un croissant de lune, nimbée d'une auréole étoilée.