saint-plaisir

    historique

    Superficie de 5 254 ha - Altitude de 207 à 319 mètres - 384 habitants environ.

    L'origine du nom du village est incertaine. Au départ, ce nom est lié à la religion, la paroisse dépendant du diocèse de Bourges. En effet, les changements s'enchaînent du XIVème au XVème siècle: Sancti-Placidi, Saint-Plaisoir, Saint-Plaisis et enfin Saint-Plaisir en 1403. Selon la tradition, le Saint aurait vécu dans l'Archiprêtré de Bourbon, vraisemblablement à Saint-Plaisir. Les cocherelles, une des variétés de champignons comestibles que l'on trouve en abondance sur le territoire, ont donné leur nom aux habitants: les Cocheriaux.

    Le territoire de Saint-Plaisir, traversé par une voie ancienne, est occupé depuis l'Antiquité. Une pierre dressée à Labussière pourrait être un dolmen. Le bourg, situé sur une petite colline, peut faire penser à un site fortifié. Au Moyen-âge, les différents seigneurs vassaux des ducs de Bourbon se partagent les terres de Saint-Plaisir. Le village doit son existence à la proximité de la route reliant Bourbon-l'Archambault à Lurcy-Lévis, ainsi qu'à l'installation d'une communauté religieuse aux XIème et XIIème siècles.

    Un important château se dressait à Gennetines, au centre d'une clairière de défrichement. Il eut donjon, tours, fossés et chapelle. D'origine féodale, il fut remanié tardivement. Les fossés qui entouraient la bâtisse et une grande basse-cour étaient encore visibles avant la guerre, ainsi qu'une tour d'angle arasée. Des manoirs étaient situés à Lavaroux et à Tilly, dont il ne reste plus rien. Il en est de même pour le château de La Tour, sauf le nom du moulin. Celui de Villeneuve, marqué "château" sur les cartes modernes, n'est cependant plus qu'une simple ferme.


    la bieudre

    La commune offre aux promeneurs de superbes points de vue. Ses paysages vallonnés dominent de verts pâturages traversés par la Bieudre qui forme de nombreux méandres à travers la campagne. La Bieudre traverse le village du sud-ouest au nord-est pour se jeter dans l'Allier au Veurdre. Autrefois, de nombreux moulins étaient en activité.

    la forêt de civrais

    La forêt de Civrais s'étend sur 780 hectares et 350 hectares pour le bois privé de Champroux. Différentes campagnes de défrichement eurent lieu: une première à l'époque Gallo-Romaine liée à l'artisanat, puis une seconde au Moyen-âge qui laisse un nouvel aspect. Des clairières autour des habitations voient le jour, telles que les hameaux de la Faix et de Gennetines.

    la forêt de champroux

    le bénitier de gennetines

    "Sec comme le bénitier de Gennetines": cet adage fait référence à une légende locale. Un bénitier fût hissé sur un chariot tiré par quatre boeufs. A mi-chemin, exténués par le poids de cette lourde pierre creusée, provenant probablement de l'ancienne chapelle du château de Gennetines, les boeufs refusèrent d'avancer plus loin. Elle fût donc déchargée sur le bas côté de la route, au lieu-dit "La Faix". Il ne reste aujourd'hui qu'une grosse pierre ne retenant plus l'eau.

    curiosités

    A la vue de ce lavoir ci-dessous, le visiteur est plongé dans l'atmosphère des conversations animées des lavandières d'autrefois. Plus bas, des curiosités animent le parvis de l'église: deux sarcophages en forme d'auge faisant office de bancs publics, un calvaire en calcaire et un monument aux morts.

    patrimoine disparu

    La Velle, déformation de ville, logis du XVIIIème siècle, est construit à l'emplacement d'une ancienne maison forte. Plus bas, ancien moulin de La Planche sur la Bieudre avec porte de 1739 et l'ancienne fontaine de Saint-Eustache qui avait la réputation de guérir les yeux malades. Elle a fait l'objet, jadis, de nombreux pélerinages.

    la bataille de bouillole

    Le 08 août 1944 au matin, des résistants Français et Polonais affrontent des troupes Allemandes. Un détachement Allemand SS se présente à la ferme de Bouillole. Ils ouvrent le feu à la mitrailleuse lourde sur la ferme. Les maquisards du camp sont surpris par l'attaque. La ferme est finalement mise à sac et incendiée. Cette stèle, érigée en souvenir de cette bataille, porte les dix noms qui ont péri ici, et dont certains étaient âgés de 14 et 18 ans. Plus bas, maison bourgeoise du XXème siècle du Vieux Simonin.